Crispal Afrique > Uncategorized > LES ETATS-UNIS ANNONCENT LEUR INTENTION DE RETIRER LA SIGNATURE DU TRAITE SUR LE COMMERCE DES ARMES

LES ETATS-UNIS ANNONCENT LEUR INTENTION DE RETIRER LA SIGNATURE DU TRAITE SUR LE COMMERCE DES ARMES

LES ETATS-UNIS ANNONCENT LEUR INTENTION DE RETIRER LA SIGNATURE DU TRAITE SUR LE COMMERCE DES ARMES

Le monde à feu et à sang !

CRISPAL-Afrique lance un appel d’urgence aux États de la Région des Grands Lacs africains de procéder à l’accession rapide au Traité international sur le commerce des armes (TCA) pour barrer la route à la volonté du gouvernement Trump de plonger la région dans des conflits armés interminables en retirant la signature des États-Unis du Traité international sur le commerce des armes (TCA).

By Jean Paul Matuk Munan, Directeur Exécutif du CRISPAL-Afrique.

 

LES ETATS-UNIS ANNONCENT LEUR INTENTION DE RETIRER LA SIGNATURE DU TRAITE SUR LE COMMERCE DES ARMES

La Maison Blanche a annoncé aujourd’hui qu’elle retirerait la signature des États-Unis du Traité sur le commerce des armes (TCA). Cette annonce fait suite au retrait des États-Unis de deux autres instruments clés, l’Accord de Paris de juin 2017 et, plus récemment, le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (INF). Il fait suite aux négociations difficiles de la semaine dernière sur la résolution 2467 (2019) des Nations unies concernant la violence sexuelle dans les conflits, lorsque les États-Unis ont insisté pour que tout texte sur la nécessité de services de santé sexuelle et reproductive soit supprimé de son texte, ainsi que le veto du président Trump sur la guerre au Yémen. Résolution des pouvoirs et maintien du soutien militaire à l’Arabie saoudite lors de la guerre au Yémen. L’intention annoncée de dé-signer le TCA constitue donc un autre pas en arrière de la coopération internationale fondée sur des règles et visant à réduire les souffrances humaines. Dans ce cas, les États-Unis s’alignent sur des États tels que l’Iran, la Corée du Nord, la Russie et la Syrie, s’éloignant de leurs amis et alliés traditionnels.

Le TCA est le premier instrument mondial à établir des normes internationales communes pour le transfert d’armes et de munitions conventionnelles dans le but exprès de réduire les souffrances humaines. Le Traité vise à réglementer le commerce mondial des armes de 100 milliards de dollars, obligeant les gouvernements à évaluer le risque de violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains avant d’autoriser un accord sur les armes, afin de ne pas transférer d’armes lorsqu’elles risquent de tomber entre les mains de terroristes et des groupes criminels organisés. Le Traité ne s’appliquant qu’aux transferts transfrontaliers, le TCA n’interfère pas avec le droit des citoyens américains de porter des armes, protégé par le Deuxième amendement de la Constitution américaine, ni avec la capacité des États-Unis d’acquérir des armes pour leur sécurité nationale.

Des transferts d’armes irresponsables et des flux d’armes illicites alimentent des conflits brutaux au Yémen et en Syrie, ainsi que la violence armée, le crime organisé et le terrorisme dans des pays comme l’Afghanistan, la Jamaïque, le Honduras et le Nigeria. Leurs effets de réverbération (crise des réfugiés, instabilité, déclin économique) se font sentir de manière globale.

L’annonce faite aujourd’hui est une indication que les États-Unis tournent le dos aux millions de civils touchés par le conflit et la violence armée chaque année dans le monde. Cela indique que les États-Unis sont prêts à faire passer les intérêts économiques avant les droits de l’homme.

Lorsque le secrétaire d’État de l’époque, John Kerry, a signé le traité au nom des États-Unis le 25 septembre 2013, six mois seulement après sa signature, Oxfam International, membre de la Coalition pour le contrôle des armes, l’a salué comme une « étape décisive démontrant la Engagement des États-Unis à prévenir les atrocités de masse et à protéger les civils du conflit armé ». Aujourd’hui, nous déplorons la perte d’engagement et de respect des États-Unis à l’égard des efforts multilatéraux visant à promouvoir et à protéger le droit international humanitaire et relatif aux droits humains.

En tant que principal exportateur d’armes, la signature du TCA par les États-Unis témoigne de son soutien à l’établissement de normes internationales communes pour tous les États participant au commerce mondial des armes. Les États-Unis, détenteurs de « l’étalon d’or » en matière de contrôle des exportations, se conformaient déjà aux principales dispositions du Traité. Ironiquement, le TCA est, ou pourrait être, l’un des outils les plus efficaces pour amener d’autres États à harmoniser davantage leurs contrôles des exportations avec les règles appliquées aux États-Unis.

Malgré les mesures prises par les États-Unis, la communauté internationale continue de reconnaître plus largement la valeur du Traité, le nombre d’États parties passant récemment à 100 et de plus de 30 autres signataires travaillant pour devenir membre à part entière. Control Arms exhorte le gouvernement américain à reconnaître la valeur du TCA et à réfléchir à nouveau. Au lieu de chercher à saper sa promesse, les États-Unis devraient s’efforcer d’appuyer sa mise en œuvre effective, à la fois chez eux et à l’étranger.

Des déclarations similaires ont été avancées par d’autres membres de la coalition pour le contrôle des armes, notamment :

Communiqué de presse de :

Amnesty International « L’administration Trump affaiblit dangereusement la protection des ventes d’armes »

Oxfam America

Oxfam Grande Bretagne

control arms coalition

    Leave a Comment