Depuis 2009, le Cri de Secours contre la Prolifération des Armes Légères en Afrique (CRISPAL-Afrique) votre partenaire en contrôle démocratique et redevabilité du secteur de la défense et de la sécurité.

Rejoignez-Nous pour combattre:

« LA PROLIFÉRATION ET LA CIRCULATION INCONTRÔLÉE DES ARMES LÉGÈRES »

afin de “Taire les armes à feu” pour soulager les souffrances des populations.

 

CONSEIL DE DIRECTION

Directeur Exécutif
Jean Paul MATUK MUNAN

Directeur des Opérations
Tony KIUMBE MUNSE

Directeur de Programme
Rodrigue MUGANWA LUBULU

Coordination de Campagne, Plaidoyers, Stratégies, Médias & Communication

Michel KINDA NGOY

Orneli OLELA

Dodo KALONJI

Atelier de sensibilisation en vue de la ratification par la RDC du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) en 2020

Après la crise sanitaire du Covid-19, se tiendra dans la salle de réunion du Palais du Peuple siege du Parlement à Kinshasa, un atelier de sensibilisation en vue de la ratification par la RDC du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN).

Organisé par CRISPAL-Afrique partenaire en RDC d’ICAN Prix Nobel de la Paix 2017, cet atelier sera l’occasion pour les participants d’avoir les informations et outils nécessaires pour permettre à la RDC de ratifier le TIAN en 2020, étant donné que la RDC est en parfaite conformité avec les prescrits de l’article 1er du traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

Face à la menace d’une escalade nucléaire de plus en plus croissante qui pèse sur l’humanité et à cause des conséquences humaines et environnementales incalculables qui résulterait d’une explosion nucléaire volontaire ou accidentelle,

la ratification par la DRC du TIAN devient un impératif humanitaire!

Votre participation à cet atelier est d’une importance capitale pour le bien des populations de la RDC.

Veuillez vous enregister au info@crispal-afrique.org

Jean Paul Matuk Munan

Directeur Exécutif du CRISPAL-Afrique

Avec le soutien de la ville et Canton de Génève

     

Actualités

Nouveau coronavirus (COVID-19): conseils au grand public

Mesures de protection essentielles contre le nouveau coronavirus

Tenez-vous au courant des dernières informations sur la flambée de COVID-19, disponibles sur le site Web de l’OMS et auprès des autorités de santé publique nationales et locales. La COVID-19 continue de toucher surtout la population de la Chine, même si des flambées sévissent dans d’autres pays. La plupart des personnes infectées présentent des symptômes bénins et guérissent, mais d’autres peuvent avoir une forme plus grave. Prenez soin de votre santé et protégez les autres en suivant les conseils ci-après :

Se laver fréquemment les mains

Se laver fréquemment les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon

Pourquoi? Se laver les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon tue le virus s’il est présent sur vos mains.

Éviter les contacts proches

Maintenir une distance d’au moins 1 mètre avec les autres personnes, en particulier si elles toussent, éternuent ou ont de la fièvre.

Pourquoi? Lorsqu’une personne infectée par un virus respiratoire, comme la COVID-19, tousse ou éternue, elle projette de petites gouttelettes contenant le virus. Si vous êtes trop près, vous pouvez inhaler le virus.

Éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche.

Pourquoi? Les mains sont en contact avec de nombreuses surfaces qui peuvent être contaminées par le virus. Si vous vous touchez les yeux, le nez ou la bouche, vous risquez d’être en contact avec le virus présent sur ces surfaces.

Respecter les règles d’hygiène respiratoire

Se couvrir la bouche et le nez avec le pli du coude ou avec un mouchoir en cas de toux ou d’éternuement – jeter le mouchoir immédiatement après dans une poubelle fermée et se laver les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon.

Pourquoi ? Se couvrir la bouche et le nez en cas de toux ou d’éternuement permet d’éviter la propagation des virus et autres agents pathogènes.

Tenez-vous informé et suivez les conseils de votre médecin

Tenez-vous au courant des dernières évolutions concernant la COVID-19. Suivez les conseils de votre médecin, des autorités de santé nationales et locales ou de votre employeur pour savoir comment vous protéger et protéger les autres de la COVID-19.

Pourquoi ? Ce sont les autorités nationales et locales qui disposent des informations les plus récentes sur la propagation ou non de la COVID-19 dans la région où vous vous trouvez. Elles sont les mieux placées pour expliquer ce que les personnes dans votre région devraient faire pour se protéger.

Source: OMS https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/advice-for-public

NOTE D’INFORMATION 

MARS 2020     

La RDC et le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires.      

Le soutien de la RDC pour le TIAN 

  1. Le Traité est le premier accord multilatéral établissant un ensemble complet d’interdictions applicables à l’échelle mondiale. Il a été ​adopté​ le 7 juillet 2017 avec le soutien de 122 États, dont la République démocratique du Congo et ouvert à la signature le 20 septembre 2017. Il entrera en vigueur lorsque 50 États l’auront ​ratifié ou y auront adhéré. Au 1er décembre 2019, 34 États avaient ratifié le TIAN ou y avaient adhéré et 80 l’avaient ​signé​. La RDC a signé le traité le 20 septembre 2017 et, en octobre 2018, elle a ​annoncé​ ​qu’elle «travaille actuellement pour sa ratification».
  2. La RDC promeut l’adhésion universelle au TIAN, notamment en coparrainant une résolution​ ​de l’Assemblée générale des Nations unies de 2019 appelant tous les États  qui ne l’ont pas encore fait à signer et à ratifier le traité «le plus tôt possible».
  3. La RDC figurait parmi les 127 États qui ont approuvé en 2015-2016 l’«engagement  humanitaire​» de coopérer aux efforts visant à stigmatiser, interdire et éliminer les  armes nucléaires au vu des conséquences humanitaires catastrophiques de leur  utilisation. En 2016, la RDC a coparrainé la ​résolution​“ de l’Assemblée générale des Nations Unies qui établissait le mandat formel pour que les États entament les négociations l’année suivante sur un «instrument juridiquement contraignant  interdisant les armes nucléaires en vue de leur élimination totale».
  4. La ratification du TIAN par la RDC irait dans le sens de son long et fier engagement en faveur du désarmement nucléaire. La ratification est une étape simple mais importante que chaque État peut et doit prendre pour contribuer à mettre définitivement fin à l’ère des armes nucléaires. Compte tenu de la menace existentielle unique que représentent les armes nucléaires pour l’humanité et de l’absence de progrès récents en matière d’élimination de ces armes, il est urgent de parvenir à l’entrée en vigueur du TIAN.

Cohérence avec les engagements juridiques existants

  1. En tant qu’État partie au ​Traité de non-proliférations​ ​(TNP) de 1968 et signataire du Traité de Pelindaba​ de 1996, qui a établi une zone exempte d’armes nucléaires en Afrique, la RDC a déjà pris l’engagement juridique de ne jamais acquérir d’armes nucléaires et de ne jamais aider un autre État à en fabriquer. Le TIAN complète et renforce ces traités antérieurs. En ratifiant le TIAN, la RDC exprimerait son rejet total et universel des armes nucléaires et aiderait à transformer les normes régionales du Traité de Pelindaba en normes mondiales.
  2. Le TIAN n’imposerait aucune nouvelle obligation importante à la RDC, car celle-ci applique déjà des politiques et des pratiques ​conformes​ à toutes les interdictions énoncées à l’article premier du TIAN. De plus, la RDC a déjà conclu un accord de garanties généralisées avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et ne serait donc pas tenue de prendre d’autres mesures en vertu de l’article 3 du TIAN. En tant que telle, la ratification du TIAN par la RDC ne devrait présenter aucun défi particulier ni nécessiter d’actions juridiques internationales supplémentaires.

A propos du TIAN

  1. Interdictions :​ une fois en vigueur, le TIAN interdira à ses États parties de développer,  de tester, de produire, de fabriquer, de transférer, de posséder, de stocker, d’utiliser  ou de menacer d’utiliser des armes nucléaires, ou de permettre le stationnement  d’armes nucléaires sur leur territoire. Il leur interdira également d’aider, d’encourager ou d’inciter quiconque à s’engager dans l’une de ces activités. Un État qui possède des armes nucléaires peut adhérer au traité, à condition qu’il accepte de les retirer immédiatement du statut opérationnel et de les détruire de manière vérifiable et irréversible, conformément à un plan juridiquement contraignant assorti d’un calendrier.
  2. « Utilisations pacifiques » :​ à l’instar du TNP, le TIAN ne limite pas la capacité d’un  État partie de recourir à l’énergie nucléaire ou à la technologie nucléaire à des fins  non militaires. Le préambule du TIAN stipule que «rien dans le présent Traité ne doit  être interprété comme portant atteinte au droit inaliénable de ses États parties de  développer la recherche, la production et l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins  pacifiques sans discrimination”.
  3. Déclarations : ​Conformément à l’article 2 du TIAN, la RDC sera tenue de faire une déclaration unique indiquant qu’elle n’a jamais été propriétaire, détentrice d’armes nucléaires ou de dispositifs explosifs nucléaires, ni n’en a contrôlés. Cependant, le TIAN ne contient aucune obligation de déclaration permanente pour les États parties qui ne possèdent pas ou n’hébergent pas d’armes nucléaires. Les États parties qui possèdent ou hébergent des armes nucléaires depuis 2017 seront tenus de soumettre des rapports conformément à l’article 4, paragraphe 5.
  4. Coûts​ : Le TIAN n’impose aucune charge financière aux États parties qui ne possèdent pas d’armes nucléaires au-delà des coûts habituels de la participation aux réunions des États parties et de la diffusion des déclarations par le Secrétaire général des Nations Unies. Ces coûts seront calculés conformément au barème des quotes-parts des Nations Unies, ajusté de manière appropriée pour que la charge financière soit répartie équitablement entre les États en fonction de leur capacité de paiement. Les coûts liés au démantèlement vérifié des armes nucléaires seront à la charge des États possédant de telles armes.
  5. Réunions​ : le TIAN appelle à la tenue de réunions des États parties tous les deux ans et à la tenue de conférences de révision tous les six ans. En comparaison, la Convention contre les mines antipersonnel de 1997 et la Convention sur les armes à sous-munitions de 2008 invitent les États parties à se réunir chaque année et à examiner les conférences tous les cinq ans. Pour le TNP de 1968, la pratique actuelle prévoit trois réunions de comité préparatoire et une conférence d’examen tous les cinq ans. Le coût total du TIAN, étant donne son cycle d’examen plus modeste, sera donc probablement inférieur à celui des régimes comparables.

Raisons humanitaires

  1. Le TIAN a été négocié en réponse à l’inquiétude croissante de la communauté internationale face aux conséquences humanitaires catastrophiques qui résulteraient de tout recours à l’arme nucléaire. Aucun État n’est à l’abri de ces conséquences. Les habitants d’États voisins et éloignés n’ayant rien à voir avec le conflit, y compris ceux appartenant à des zones exemptes d’armes nucléaires, subiraient les effets des retombées radioactives et du dérèglement climatique. Même une guerre nucléaire régionale «limitée» impliquant une fraction des armes nucléaires existantes  perturberait gravement le climat et la production agricole, entraînant une ​famine  généralisée.
  2. Toute utilisation d’armes nucléaires ébranlerait gravement les ​objectifs de développement durable​. Les morts et les blessés se compteraient par dizaines ou centaines de milliers, voire par millions. Les maladies chroniques affecteraient les survivants et les dommages génétiques seraient transmis aux générations futures.  Une attaque nucléaire détruirait d’importantes infrastructures, perturberait l’économie et causerait des dommages irréversibles à l’environnement. En outre, les programmes d’armes nucléaires détournent d’importants fonds publics des soins de santé, de l’éducation, des secours en cas de catastrophe et d’autres services vitaux. Le préambule du TIAN exprime sa préoccupation face au détournement des ressources économiques et humaines pour de tels programmes.    14. En ratifiant le TIAN, la RDC peut aider à renforcer la norme mondiale contre l’utilisation et la possession d’armes nucléaires par n’importe quel État et apporter une contribution importante à leur élimination totale. Les armes nucléaires ne servent aucun objectif militaire ou stratégique légitime. Elles ne peuvent pas être utilisées en conformité avec le droit international humanitaire et doivent faire l’objet d’une interdiction complète fondée sur un traité, à l’instar d’autres armes inhumaines d’emploi aveugle, telles que les armes chimiques et biologiques.

Une position régionale commune

  1. Dans une ​déclaration​ dans le cadre des travaux de la première commission de l’Assemblée générale des Nations unies en octobre 2017, le groupe des pays africains s’est félicité de l’adoption “historique” du TIAN, le qualifiant de “tournant décisif” compte tenu de “la lenteur des progrès et des frustrations qui caractérisent le désarmement nucléaire depuis tant d’années.” Le groupe des pays africains a également noté que le traité reflétait les efforts et la détermination d’une majorité des États membres des Nations Unies, ainsi que de la société civile, afin de «mettre fin à  l’impasse prolongée» dans laquelle se trouvent les négociations multilatérales sur le  désarmement nucléaire. En octobre 2019, le groupe des pays africains a déclaré que « tous les États membres [de l’ONU] sont instamment priés de signer et de ratifier [le TIAN] au plus tôt pour un monde exempt d’armes nucléaires».
  2. En mars 2018, les États parties au Traité de Pelindaba ont appelé tous les États membres de l’Union africaine à «signer et ratifier rapidement [le TIAN], soulignant qu’il  faisait progresser le droit international en matière de désarmement nucléaire et était  conforme aux objectifs du traité de Pelindaba ». Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a adopté un ​communiqué​ en avril 2019, rappelant cet appel à l’action ainsi que «le ferme soutien des États membres au processus menant à [l’]élaboration  [du TIAN]».
  3. En août 2018, le gouvernement sud-africain et la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires ont coorganisé la «Conférence régionale africaine sur le  désarmement nucléaire» à Pretoria, au cours de laquelle des délégués représentant  20 États africains ont discuté des impératifs éthiques et moraux du désarmement  nucléaire et l’importance du TIAN dans la réalisation de cet objectif. Ils ont publié une déclaration​ dans laquelle ils s’engageaient « à collaborer avec les preneurs de décisions en capitales afin de mettre en œuvre les processus politiques nécessaires à la signature et à la ratification du TIAN et, par conséquent, à l’entrée en vigueur rapide du traité ».

Conférence régionale africaine sur le désarmement nucléaire à Pretoria en août 2018.

Soutien des États africains au TIAN

  1. Quarante-deux États africains ont voté en faveur de l’adoption du TIAN aux Nations Unies à New York le 7 juillet 2017. Au 1er décembre 2019, 25 États africains avaient signé le TIAN, et deux l’avaient également ratifié.